La communauté internationale a célébré le 11 octobre 2019 la Journée Internationale de le Jeune Fille #JIFI2019. Au Bénin, cette journée a été une tribune pour les autorités et acteurs à divers niveaux. Des discours porteurs d’espoir pour les filles ont été prononcés.

Ce sont des paroles alléchantes, ponctuées de promesses.

Cependant, il faut au-delà des propos, des actions concrètes afin d’impulser des changements pour l’épanouissement des filles.

Plaidoyer pour l’amélioration des conditions des filles

Au cours de cette célébration de la #JIFI2019, l’occasion m’a été donnée devant Madame MÈDESSÈ VÉRONIQUE TOGNIFODE MEWANOU, Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance, les représentants d’UNICEF Bénin, de Plan International Bénin, de l’UNFPA, de faire un plaidoyer en faveur des filles. Mon cri de cœur a tourné autour de trois points essentiels :

Une éducation pour tous.

Les autorités doivent créer les conditions pour que tous enfants bénéficient d’une éducation. Ensuite, il faut agir pour que les jeunes filles restent le plus longtemps possible à l’école en soutenant la lutte contre les grossesses et mariages précoces. Il urge d’intensifier les actions.

La protection des filles.

La vulnérabilité croissante des filles dans les communautés est très inquiétante. Il est capital de les outiller, de dire NON à l’impunité et au règlement à l’amiable. En cas de violences faites aux filles, les lois doivent être appliquées.

Des opportunités pour tous sans discrimination

Les filles peuvent apporter beaucoup dans le développement de leur pays. Dans le sport, la musique, les médias, le cinéma, les sciences, le numérique, il est important de donner les mêmes chances aux filles et aux garçons. Le sexe d’une personne ne doit pas être une raison pour lui infliger des injustices et des discriminations. Nous devons permettre aux filles de développer leurs compétences, bénéficier des opportunités de formations, d’acquisition de connaissances, d’affirmation de soi au même titre que les garçons.

Je maintiens que mon sexe ne doit pas être ma faiblesse, mais plutôt ma force.

Hadja Idrissa Bah, Présidente du Club des jeunes filles leaders de Guinée

Posons des actes pour une société plus juste

Nous avons sonné le glas d’une société idéale. Ainsi, des promesses ont été faites. Le droit à la justice, aux opportunités égalitaires offertes, à la prévention, à la protection contre toutes formes de violences. Il est maintenant temps de mettre la main sur le cœur, regarder l’avenir et surpasser les dires courts. Agir, dépasser les discours. Nos plaidoyers ont résonné. Les autorités ont écouté. Ils ont fait des déclarations. Toutefois, il faut que les promesses soient traduites en des descentes sur le terrain. Les jeunes qui luttent pour des changements positifs dans les communautés ont besoin d’appuis. Les programmes et projets à exécuter pour faire avancer les droits des filles doivent être multipliés.

Que finissent les paroles non conjuguées en actions. Parce que nous ne devons plus continuer à sacrifier l’avenir des jeunes filles.

Nous devons travailler à faire avancer nos pratiques, notre mentalité. Nous ne pouvons pas continuer à évoquer les facteurs socioculturels, la pauvreté pour justifier la non scolarisation de nos filles. Nos traditions sont notre abreuvoir mais à condition q’elles nous procurent le bien-être et favorisent notre épanouissement.

MÈDESSÈ VÉRONIQUE TOGNIFODE MEWANOU, Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance du Bénin

Chanceline MEVOWANOU