Obtenez-vous toujours le consentement de votre partenaire avant de passer au rapport sexuel ?

Le rapport sexuel sans consentement ou le viol figure aujourd’hui parmi les violences sexuelles les plus inouïes infligées en douce et sans protocole (😧😧😧) aux filles et aux femmes dans les communautés. C’est aussi valable pour les garçons et les hommes.

Le consentement sexuel : de quoi s’agit-il ?

Le consentement sexuel est l’agrément, l’acceptation, l’accord ou l’autorisation qu’une personne donne à son ou sa partenaire pour un rapport sexuel ou toutes activités sexuelles à un moment précis.

Pour jouir des expériences sexuelles saines, positives et respectives, ma foi, il est important d’avoir ou de donner le consentement sexuel à son ou sa partenaire. L’absence de consentement sexuel avant un rapport sexuel est synonyme de viol qui est une violence punie par la loi.

Le consentement sexuel est libre.

Donner son accord pour un rapport sexuel doit être volontaire et libre. Le consentement sexuel donné après des pressions, des menaces n’est pas valide. Le ou la partenaire doit donner son aval pour le rapport sexuel de manière libre.

Des personnes ayant conscience du déséquilibre de pouvoir ou des rapports inégaux qu’elles entretiennent avec le ou la partenaire utilisent souvent des parures, l’argent et des promesses ronflantes pour conditionner le consentement sexuel contre la volonté du ou de la partenaire. Les filles et les femmes sont souvent confrontées à ces situations.

Il est important de souligner qu’elles doivent faire d’efforts et ne pas céder suite à des pressions si elles ne veulent pas. Se donner de la valeur, chercher, cultiver une confiance et une estime de soi sont des astuces qui peuvent les aider.

Le consentement sexuel est éclairé.

Un jour, une jeune femme m’a raconté sur le terrain : « il m’a dit qu’on pouvait faire l’amour et je resterai quand même vierge. Il m’a rassuré de cela. Après l’acte, j’ai réalisé que c’était un mensonge pour m’avoir ». Mentir et jouer sur la naïveté de ou de la partenaire pour obtenir son accord pour un rapport sexuel n’est pas synonyme de présence de consentement sexuel. Dire à une fille que le premier rapport sexuel ne peut pas donner pas une grossesse pour obtenir son consentement n’est pas synonyme qu’elle a consenti par exemple. Le consentement doit être donné en se basant sur des informations vraies et authentiques.

Le consentement sexuel est exprimé.

Il y a un adage courant qui stipule que « qui ne dit rien consent ». Cette opinion ne s’applique pas au niveau du consentement sexuel. Le ou la partenaire doit exprimer clairement son accord. Soit par la parole, ou par des gestes ou mêmes les deux. Au niveau des gestes, ils peuvent tromper. Le ou la partenaire doit explicitement exprimer son accord.

Certains couples peuvent convenir d’une manière subtile d’expression d’un accord pour un rapport sexuel propre à eux. Des signes, des agissements, des façons qui symbolisent pour eux un OUI ou un NON. Toujours est-il que le consentement est exprimé.

Attention à l’âge minimal pour consentir à un acte sexuel ❌❌❌❗️

Au Bénin, avoir des rapports sexuels avec un enfant (personne/individu de moins de 18ans) pourrait être préjudiciable. Parce qu’un ou une enfant ne dispose pas des capacités cognitives nécessaires pour consentir à un rapport sexuel.

Cependant, des voix s’élèvent et portent l’âge du consentement sexuel au Bénin à 16ans. Cette question ne fait pas toujours l’unanimité au niveau des acteurs de la protection des enfants.

Consentement ou pas consentement ?

  • J’ai dit oui au début. Au milieu de l’acte j’ai dit que je ne veux plus et il ou elle ne s’arrête pas : Pas de consentement dans cette situation parce que le consentement doit être continu.
  • Il ou elle a donné son accord dans un état d’ivresse : Pas de consentement parce que le ou la partenaire n’est pas en mesure de faire un choix éclairé
  • Il ou elle a quitté sa maison pour venir me voir chez moi : Pas de consentement parce qu’on ne peut pas se basé sur cela. Le consentement doit être exprimé.

Toutefois, …

Dans la culture béninoise, le contexte est important. Les mères ont inculqué aux filles que dire « OUI » directement à la demande d’un homme est trop facile. Même quand on veut, il faut refuser un peu d’abord avant de dire « OUI ». Cette éducation fait que les filles littéralement ne disent pas Oui même si elles veulent de l’acte. Ainsi, beaucoup d’hommes estiment que le « NON » de la jeune fille dans ce contexte est synonyme de « OUI ».

Il est important d’avoir le consentement explicite de la jeune fille avant tout acte sexuel. Devant la justice, un « NON » n’est pas égal à un « OUI ».

Ou c’est OUI, ou c’est NON !

Chanceline MEVOWANOU